Critique du film Le Parfum
Il était une fois l’histoire effrayante et enivrante de Jean-Baptiste Grenouille. Le film donne le ton dès les premières images qui se veulent choquantes et perturbantes. En France, au 18ème siècle, tout n’est que puanteur et senteurs abjectes. Fumier, urine, sueur, bouffe avariée… ponctuent les journées des habitants.
Le réalisateur allemand Tom Tykwer, qui s’est illustré avec son long-métrage Cours Lola Cours, tente de retranscrire - et de manière la plus juste qu’il soit ! - la vie du héros en insistant sur sa pénible naissance, son enfance douloureuse et son quotidien de jeune adulte. Bien que ce drame souffre de quelques longueurs, plusieurs choses nous échappent. Il est difficile de rentrer réellement dans l’histoire du personnage tant sa psychologie est subtile et complexe. Il devient vite lassant d’assister aux meurtres répétés et ainsi de comprendre son obsession pour les odeurs à laquelle nous ne pouvons vraiment pas adhérer.
Les mots sont sûrement envoûtants, les images beaucoup moins ! Moult incohérences se succèdent et laissent le spectateur relativement pantois. Face à la tournure que prend l’adaptation, nous ne pouvons nous empêcher d’esquisser un sourire blasé et narquois.
Cependant, coup de chapeau à Ben Wishaw qui interprète ce protagoniste atypique avec brio ! Jeune premier, il tient ici son vrai premier rôle et apporte une touche de charme inquiétant à Jean-Baptiste Grenouille. La perfection est son leitmotiv, la volonté de compréhension le nôtre ! Quant à l’habitué des Oscars Dustin Hoffman en « maître » Guiseppe Baldini, il est épatant et semble être fait pour jouer ce héros.
Les scènes sont souvent trash et nous ne pouvons nous empêcher de grimacer ou sursauter d’horreur voire de dégoût à certains moments.
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